Informations fournies par J.P. LE FUR  
  Clic sur les photos pour agrandir  

Repères sur le chemin d'une longue existence.


- 1139 Une première église édifiée en dehors des fortifications du bourg existait déjà en 1139 et paraît remonter à une date beaucoup plus ancienne.
- 1378 L'église est pillée et incendiée.
- 1479 A nouveau entièrement brûlée, l'église est reconstruite sur les anciens murs de la ville
- 1559 Un incendie ravage entièrement le village, le château et l'église. Pierre Bourquin, curé de Vercel fait alors reconstruire l'église au centre de la ville et le cimetière est aménagé sur le côté Nord-Ouest. Sur la face nord du clocher, une pierre porte gravée la date de 1559.
- 1608 François de Sales, évêque de Genève, de passage à Vercel, célèbre la messe en l'église Ste Agathe.
- 1639 -1665 Le 17 janvier 1639, les troupes du duc Weymar de Saxe, à la solde de Louis XIV, incendient l'église qui ne sera complètement restaurée qu'en 1665.
L'église comporte alors de nombreuses chapelles portant les noms des familles nobles qui les avaient fondées ou qui en avaient hérité ; ainsi la chapelle Sainte- Catherine à la famille d'Orsans, la chapelle Saint-Georges aux de Peloux, la chapelle de Verchamp où furent enterrés les seigneurs de Goux. Isabelle de Granvelle, habitant le château de Goux, décédée le 7 avril 1733, est enterrée dans l'église de Vercel.
- 1718 Vercel est à nouveau détruit par un incendie et l'église n'est pas épargnée, elle est alors reconstruite telle qu'elle est à présent, à l'emplacement de la précédente
- 1865 Pose de vitraux peints sortis des ateliers de Mr Mine à Nancy. Monseigneur Bergier, vicaire général, né à Vercel, en est le généreux donateur.
- 1896-1899 Un nouveau cimetière est aménagé à la sortie du bourg-en direction de Pierrefontaine-les-Varrans.
- 1912 Installation de l'horloge mécanique par Asther Prêtre, fabriquant à Rosureux.
- 1913 La couverture du clocher est refaite en ardoise forte d'Anger.
- 1926 Installation de l'éclairage électrique.
- 1954 Rénovation de l'église. La commission d'art sacré propose Mr Le Moel, un artiste qui composera une harmonie colorée.
- 1957 Restauration de l'orgue par Alfred Kem, facteur d'orgues à Strasbourg.
- 1967 L'artiste Le Moel compose les deux vitraux modernes du chœur réalisés en verre antique St Just et plomb.
- 1979 Mise en place de l'autel central du chœur.
- 1990 Remplacement du mouvement mécanique de l'horloge par un mouvement électronique. Le mouvement mécanique est exposé au premier étage de la mairie.
- 1997 Rénovation extérieure de l'église, avec un dôme qui retrouve ses tuiles vernissées.
- 1998 Rénovation des vitraux et restauration totale de l'intérieur. Réaménagement du chœur,autels, orgue etc.

 

SAINTE AGATHE L'EGLISE de VERCEL

Sous le vocable de Ste Agathe, aux représentations du martyre (en l'an 252) très présentes, l'église actuelle est un témoignage remarquable de l'époque Louis XV.
Des dates gravées dans la pierre marquent quelques épisodes d'une longue histoire :
A l'ouest (école) sur le clocher, la pierre gravée 1559 rappelle le grand « orvaille de feu » dévastant l'église et la totalité du bourg ; à l'est, 1722 atteste la reconstruction suite à l'incendie de 1718.
Le cartouche gravé en haut de l'entrée cite Jacob « OUE CE LIEU EST TERRIBLE C'EST LA MAISON DE DIEU LA PORTE DU CIEL » (ce qui, en français de l'époque, signifiait : que ce lieu est extraordinaire, grand).
Au nord, on devine, en contrebas de la cour d'école, les traces du cimetière utilisé de 1559 à 1914, et sur la droite en vis-à-vis des ruines des halles fortifiées (XIIIème siècle) les assises de la première église citée en 1139 dans une charte de l'archevêque Humbert

Cinq cloches se trouvent dans le clocher :
Un bourdon de 2110 kg fondu en 1888, baptisé Marcelline, Julia, Valentine ; deux cloches installées en 1930, l'une provenant de la Villedieu, et l'autre, plus petite, datée de 1834, de la chapelle St Eloi ; une cloche bénite le 4 mai 1939 par Mgr Dubourg, archevêque de Besançon, et une cinquième replacée après réparation du clocher, datée de 1895.

Son histoire :
L'église subira une première destruction en 1378, lors d'un différend de succession d'Isabelle de Neuchâtel, puis un siècle plus tard en 1479 avec les « brigands bourguignons ».
L'épisode le plus sanglant sera celui de la guerre de dix ans, avec l'invasion des « suèves » du Duc Bernard de Saxe-Weimar, à la solde du cardinal de Richelieu : le 17 janvier 1639, le bourg et l'église sont pillés et incendiés.
Sa reconstruction achevée en 1665, l'église subit à nouveau les ravages du feu dans l'incendie quasi général de 1718 ; bien que couverte de bois, les vases sacrés et les lampes furent sauvés en les abritant dans la sacristie demeurée intacte.
Elle est alors reconstruite dans son architecture actuelle.

A l'intérieur :
L'intérieur de style néo-grec, dans « l'ordre toscan » comporte une nef centrale à quatre travées (prolongée d'une abside à trois pans) et deux bas-côtés latéraux, couverts de voûtes d'arêtes.
Eclairé de baies aux vitraux peints (ateliers Mine à Nancy) offerts par Mgr Bergier en 1865, un magnifique ensemble composé des bancs, confessionnaux, chaire, stalles, autels latéraux, boiseries du chœur et retable du chœur est pour l'essentiel l'oeuvre de Biaise Poyard et ses fils, ébénistes et doreurs.

 

Le rétable de coeur

La chaire à prêcher serait un don des Poyard ; la cuve est richement sculptée des emblèmes (et des) des quatre évangélistes, le bœuf pour Luc, l'aigle de Patmos pour Jean, l'homme pour Matthieu, et le lion pour Marc. Le dossier porte en bas-relief Sainte Agathe brandissant un sein au bout d'une tenaille. Deux anges soutiennent l'abat-son, surmonté de lambrequins et de l'ange du jugement dernier sonnant de la trompette (la trousse est datée : 1734).
Au fond du bas-côté de droite, un magnifique retable constitué d'un fronton au cœur sacré doré, et de jambages ornés des instruments de la passion du Christ et de ceux du martyre encadre la toile (XVIIIème) de la Sainte enchaînée sur les tessons ardents.
Outre la bourse de Judas, ou la lance qui perça le cœur de Jésus crucifié, l'abréviation romaine : spqr. (sénatus populus que romanus). Cette toile est un don du boucher Simon Ménétrier.
Le retable latéral présente la toile du « Scapulaire » ; le scapulaire est remis à Simon Stock pour la sauvegarde des âmes. Les têtes d'angelots du retable sont particulièrement expressives. A l'extrémité du bas-côté gauche, le retable (et autel) des Saintes Familles est orné de colonnes à chapiteaux d'ordre corinthien supportant un arc segmentaire richement orné de six volutes d'or.
Eclairée par une baie au vitraux clairs, sans doute du début 18 me, La toile du XVIIIème représente à gauche Zaccharie, Elisabeth au voile, et l'enfant Jean-Baptiste tenant le pédum : e.a.d (ecce Agnus Déi) A droite l'enfant Jésus, Marie et Joseph.


Le rétable du Rosaire
Le retable latéral (et son autel) s'intitule le « Rosaire » ; sa toile illustre la vénération de Saint Dominique (avec son chien de feu « le bâton de feu » et les lys) et Sainte Catherine de Sienne.
Le chœur réunit d'autres arts : La Gloire en stuc et bois sculpté du 17e jadis retable du maître-autel retiré.

Les boiseries du chœur débordent de splendides trophées constitués d'enchevêtrements d'objets liturgiques ; elles sont rehaussées par le médaillon du martyre de la Sainte à gauche et celui de Saint Eloi sur l'imposte de la porte de la sacristie à droite.
Les stalles sont de la deuxième moitié du 17e et classée; ainsi que les bancs (1ère moitié du 17e ) et les deux vantaux du portail de l'entrée (id.) en date du 24 décembre 1912.

Les six grands chandeliers de l'ancien maître-autel sont en bois dorés du début du 18e et classés en date du 27 juin 1962 . Entre l'autel des Saintes Familles et le chœur, la Vierge aux raisins qui porte l'Enfant est en pierre polychrome du 15-16e siècle, et provient la chapelle de Notre-Dame des Malades.

En rejoignant le fond de l'église, on découvre, sur la droite le grand crucifix en bois sculpté polychrome et doré du 18eme. Dans la tribune, le grand orgue a été restauré en 1957 par Alfred Kern, facteur d'orgues à Strasbourg.

 


Vierge à l'enfant

Outre les trois confessionnaux aux frontons citant des versets de la Bible, de chaque côté de l'entrée, le baptistère est ancré sur le mur sud avec son retable daté de 1735. Sur sa toile, représentant le baptême de Jésus, l'artiste a sans doute reproduit un ancien moulin des environs (Bremondans ?), avec sur la partie haute à gauche un château (celui de Verce ?)

Rarement réunis dans une œuvre, le Père, l'Esprit Saint et le Fils.
D'autres monuments, dignes d'intérêt et proches, restent à découvrir tels que la Chapelle N.D des Malades, Eysson (chevet 12e),
Leugney (clocher roman) Abbaye de la Grâce-Dieu (12e-18e)

CONTACT - PERMANENCE PAROISSE - Cure de Valdahon
3, rue de l'Eglise
Du mardi au samedi inclus
De 09h30 à 11h30
Tél: 03 81 56 21 40