'Eglise du Valdahon dédiée à l’Archange Saint Michel a été construite au lendemain de la guerre de 70 de 1873 à 1876 par l’entreprise Gustave Cuche d’Athose sous la conduite de l’architecte M. Zaremba de Baume-Les-Dames.

Mais, dès le lendemain de sa construction, faite en pierres du pays, très gélives (friables au gel) avec des matériaux de récupération dans l’ancienne église de la « Hieze » (sable, pierres, bois de la charpente) et suite à de mauvaises conceptions architecturales (de nombreuses infiltrations d’eau) il fallut dès les dix premières années faire face à plusieurs malfaçons et défectuosités : reprise des gypseries (plâtres), remplacement des tuiles en vernis noir et surtout la démolition du clocher de 36 m lézardé reconstruit en 1900 plein sud et ramené à 25 m. En 1925 on reprit la charpente du transept, et, en 1932 la façade ouest balayée par les pluies et les vents fut recouverte d’une talvanne en zinc.

Remarquons simplement avant d’entrer dans l’église :

  • que l’axe de cet édifice a été orienté Nord-Sud, par décision de l’Abbé Jean-Charles Boissenin, curé de la paroisse d’alors, contrairement à l’habitude d’orienter les églises Ouest-Est de façon à ce que l’autel (célébration à cette époque dos aux fidèles) fut tourné vers Bethléem, lieu de naissance de Jésus,

  • que le parvis de l’église et son éclairage extérieur ont été mis en valeur en 2003 par la municipalité conduite par Léon Bessot s’harmonisant avec la Place de Gaulle adjacente.

Mais franchissons le grand portail en chêne. Nous entrons sous le porche d’où l’on sonnait les cloches tirées à la main à l’aide de cordes et ce jusqu’en 1956.

 

<< Clic ou sur la photo pour voir le diaporama

La nef
Poussons un deuxième portail en chêne clair d’une belle facture dû à Aimé Brachotte, ébéniste, surmonté d’un vitrail moderne de M. Seur de Besançon (remplaçant le tambour d’entrée d’origine). Nous entrons dans une église relativement sobre, aux soubassement et pilastres en pierre de taille gris, aux murs et voûtes enduits de plâtres peints, le sol lui-même en pierre de taille (seule l’allée centrale est en pierre marbrière gris bleu de l’Ardèche suite à la pose du chauffage central par le sol en 1962).
L’église est naturellement éclairée du lever au coucher du soleil grâce à de grandes baies garnies de vitraux, ceux imagés du chœur et du transept ainsi que la rosace au-dessus de la tribune dont les couleurs dominantes sont le bleu et le rouge et ceux de la nef centrale d’un ton très pastel. Les rayons du soleil apportent tout au long du jour une luminosité très apaisante.
Jusqu’en 1960, l’église comportait de nombreux ornements : chandeliers, statues, tableaux, lustres et une chaire… A la suite du Concile de Vatican II, les responsables cléricaux ont été appelés à rechercher un ensemble plus dépouillé, plus propice au recueillement et à la prière, ce que fit l’abbé Maire-Amiot entre 1965 et 1968.
Avançons dans la nef, on peut observer sur les murs latéraux le chemin de croix, les statues à l’origine plantées dans un décor très massif ayant subi quelques dégradations furent un temps remplacées par de simples croix en chêne, mais ayant été admirablement rénovées par René Bertelat, dépouillées de leur ornement, elles ont été remises en place par l’Abbé Guy Vernerey.

Les bancs
Les bancs d’un style très ancien, en chêne sont ceux de l’ancienne église et ont été fabriqués en 1811 par MM. Gruet, Daudé et JP Brachotte, menuisiers locaux.

Le choeur
Dès notre entrée dans l’église, nous avons pu être surpris par le christ monumental qui s’élève au niveau du transept.
Provenant de l’ancienne église, il est en bois de poirier et porte gravé la date de 1616. C’est encore l’ébéniste Aimé Brachotte qui l’a restauré. Peint à l’origine, il a été décapé, ciré, patiné et placé sur une croix en chêne toute neuve.

La pierre d’autel, tournée désormais face aux fidèles selon la nouvelle liturgie, est un des éléments de l’ancien autel en grès rose des Vosges (comme d’ailleurs l’autel latéral). Il repose sur une pierre de Préty loyée (rayée verticalement). Un ambon et un large siège en pierre de même type complètent le chœur. Le tout est posé sur un sol équilibré en gris bleuté de Savoie. Ce nouveau chœur a été conçu par l’architecte mortuacien M. Bouheret sous la conduite de la commission d’art sacré présidée par l’Abbé Ferry.
Derrière cet ensemble, le buffet d’orge, datant de 1976, a remplacé celui de 1941 qui se trouvait à la tribune, à bout de souffle, sa réparation ayant été jugée non réaliste.

Le transept
A gauche, une statue de l’Immaculée Conception, en bois de tilleul, vestige de l’ancienne église, attire l’œil. Elle a été mise en valeur par M. Goethler, peintre sculpteur à Bar-Sur-Aube, dorée à la feuille d’or fin avec sa coloration en polychromie à l’huile.
A droite, l’autel du Saint Sacrement, en grès des Vosges. Sur son côté, le tabernacle en bronze, œuvre du sculpteur, Paul Bernard de Moutain. Il représente la Cène de Léonard de Vinci. Sur le mur, deux statues aussi en bronze de style moderne dues à Jean Voitot, professeur aux Beaux Arts de Besançon : celles du Christ glorieux et de la Vierge Marie.
A gauche et à droite, sur les murs Est et Ouest, sont fixés quatre cierges des confréries à lanternes, finement sculptés dans du bois de tilleul.
On peut également y remarquer trois tableaux :

Saint Michel et l’Assomption (dons de l’Etat en 1880)

Une vierge à l’Enfant (véritable copie du peintre espagnol Murillo) qui se trouvait préalablement à la Chapelle du Chanoine Brachotte au Village Bas, aujourd’hui désaffectée, tableau restauré par A. Ferrini.

ainsi qu’un tableau singulier sur l’Apocalypse de Saint Jean conçu par H. Font, peintre local.
Les lustres proviennent de la Chapelle du Chanoine Brachotte.

Le baptistère
Avant de sortir de ce lieu, vous trouverez, au fond à droite, le baptistère datant de 1968, un espace accueillant bien qu’exigu, baigné d’une douce lumière colorée grâce au vitrail moderne de à M. Seur, identique d’ailleurs aux deux rosaces du transept.
Venant de l’ancienne église, il comporte une grosse pierre élégamment sculptée ayant servi de bénitier (recouvert d’un couvercle en bois avec une poignée en fer constituée d’une croix et d’un poisson, signe des premiers chrétiens, forgés par Aimé Chanez) ainsi qu’un bois sculpté représentant le baptême du Christ par Jean-Baptiste, panneau des anciens fonds baptismaux.

Le clocher

Trois cloches ponctuent nos journées (Angélus) et invitent les fidèles au rassemblement et à la prière : la grosse cloche (2 200 kg) et la moyenne cloche (760 kg), patrimoine de l’ancienne église,

la petite cloche (460 kg), héritage de l’église de la Villedieu après la disparition de cette Commune. Cassée en 1988, elle a dû être refondue et replacée dans le beffroi en 1992.


CONTACT - PERMANENCE PAROISSE - Cure de Valdahon
3, rue de l'Eglise
Du mardi au samedi inclus
De 09h30 à 11h30
Tél: 03 81 56 21 40