Les églises de la paroisse du plateau.
 
NOTRE EGLISE
Lieu de prière
Patrimoine local
Eglise Saint Nicolas
 


 

La 1ère église date du XIIIème siècle.

L’église de Saules relevait d’une église mère, celle de Saint-Hippolyte-les-Durnes. Elle était donc un vicariat. Les paroissiens de Saules étaient tenus de s’acquitter des droits curiaux auprès du curé de l’église-mère. Au XVIIIème siècle, c’est après un long procès que l’église de Saules obtient son indépendance.

L’augmentation de la population, le délabrement  du bâtiment suite au passage destructeur des Suédois malgré des réparations urgentes, et l’indépendance à l’égard de Saint-Hippolyte-les-Durnes nécessitent la construction d’une nouvelle église.

Donc en 1771, débutent les travaux selon le projet de l’architecte Colombot qui conserve  le clocher-porche et adjoint une nouvelle nef. Les travaux se terminent en 1773.

Au fil du temps, la nouvelle église s’enrichit d’un mobilier religieux  intéressant  provenant surtout de dons et de legs des habitants du village. Sa plus belle pièce est sans conteste le  “Saint Nicolas ressuscitant les petits enfants ” de Gustave Courbet, installé au-dessus du maître-autel.


Ces 2 tableaux sont l’œuvre  de Claude-Antoine BEAU, professeur de dessin de Courbet. Le choix des sujets pour ces tableaux a été inspiré par l’économie locale: à l’époque, les habitants de Saules étaient laboureurs ou vignerons.
Le tableau central réalisé par Gustave Courbet montre « Saint Nicolas ressuscitant les petits enfants” ; il est encadré par  2 tableaux représentant Saint Isidore et Saint Vernier. Le tableau situé à gauche représente Saint Vernier, patron des vignerons. Le tableau situé à droite représente Saint Isidore, patron des laboureurs.
Saint Isidore prie pendant que les anges labourent : peut-être est-il en prière devant la statue de Notre Dame du Chêne…

 

L’œuvre de Gustave Courbet représente sur un fond de paysage indécis le patron de la paroisse drapé dans une chape mordorée, la main gauche tenant la crosse, la droite bénissant  les 3 petits enfants.

C’est la seule peinture d’inspiration religieuse qu’ait exécutée  G. Courbet.

C’est le 9 janvier 1848 que M. Monnot, maire de Saules, et son conseil municipal, passèrent commande à M. Courbet, artiste-peintre  à Ornans,  d’un tableau qui sera placé au-dessus du maître-autel. Il est voté une somme de 900 Francs pour payer le sieur Courbet. La toile était probablement déjà exécutée , puisqu’elle est datée en bas à droite 1847.

En 1942, ce tableau est classé monument historique.
En 1947, le tableau présente d’importantes détériorations: plis et cassures, couleur ternie. Le tableau est donc restauré à Paris et remis en place à l’église. Mais en 1986, des moisissures apparaissent à nouveau sur le tableau, et finalement, ce dernier quitte très discrètement Saules pour le musée Courbet d’Ornans. C’est donc une photo qui est placée
 au-dessus du maître-autel.  Reviendra-t-il à Saules?                                    
C’est peu probable, étant donné le coût de conservation (sécurité, conditions hygrométriques) et les risques de vandalisme.

 

L’intérieur est éclairé  par 8 vitraux qui dispensent une chaude lumière: ceux du chœur représentent au centre le cœur sacré de Jésus brûlant d’amour, et le monogramme IHS “Jésus Sauveur des Hommes”.

La chaire à prêcher et les fonts baptismaux (19ème siècle). Le baptistaire est surmonté d’un tableau représentant le baptême de Jésus.

 

2 statuettes en bois polychrome encadrent le retable situé au-dessus du maître-autel.

Dans la nef de gauche Dans le transept de droite

A gauche, Sainte Faustine :
dans sa main droite, que tenait-elle ?  une palme peut-être ?
Le socle de cette statue renferme une relique (un cercle rouge marque  son emplacement.)

A droite, Saint Joseph de Calasanz, prêtre espagnol, 1556-1648, fondateur de la  congrégation religieuse destinée à l'éducation.

Dans la nef de gauche, une statue au-dessus de l’autel,  représente l’éducation de la Vierge (Sainte Anne et la Vierge Marie) : groupe sculpté en bois taillé polychrome doré du 19ème siècle.

Dans le transept de droite, la statue au-dessus de l’autel, représente la Vierge Marie, Immaculée Conception. Cette statue est mise en valeur par des colonnes torsadées en bois polychrome.

 



Le clocher de type comtois abrite 2 cloches, l’une de 622kg, l’autre de 400kg.




Particularité  de l’horloge: une seule aiguille qui indique les heures, ce qui fait dire qu’à Saules : on n’est jamais très pressé, pas à une minute près
     


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