’église de GUYANS-DURNES a été construite en 1731 (voir inscription au-dessus du porche de face sous le clocher) à l’emplacement d’une ancienne chapelle très délabrée, dédiée aux apôtres Pierre et Paul.

La construction de l’église correspondait à une nécessité, puisque, à cette époque, l’Archevêque de Besançon, en frappant d’interdit les églises délabrées, contraignait les habitants à les restaurer ou à les rebâtir.
Construite vers 1730 selon les règles d’architecture en vigueur à l’époque en Comté, avec des survivances médiévales héritées des traditions romanes et gothiques, cette église ne comprenait qu’une simple nef unique. Elle était moins large qu’actuellement, mais aussi longue, avec ses trois travées, le chœur et le clocher.


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Aménagements

En 1846, de simples travaux d’entretien: replâtrage intérieur de l’édifice et rejointoiement extérieur du clocher.

En 1850, travaux de réparation au clocher. La réception définitive eut lieu le 5 mai 1852.

1855-1856 : travaux d’agrandissement de l’église paroissiale entre le clocher et le chœur, en construisant trois nefs, à noter que les habitants de Guyans-Durnes avaient pris en charge certaines dépenses, telles que le transport des matériaux, des travaux de maçonnerie, … , ce qui permit une économie substantielle sur le montant des travaux.
C’est pendant ces travaux que la voûte en pierre s’effondra pendant que les ouvriers mangeaient à l’extérieur, ce qui explique que la voûte actuelle est en bois, en lattis sous une charpente de bois traditionnelle.

11 novembre 1857 : consécration de l’église par le cardinal MATHIEU, archevêque de Besançon.

Octobre 1932 : réfection des vitraux.

1963 : réfection de la toiture.

1973 : installation du chauffage grâce à un legs de 20 000 Francs transmis par Mlle Léa CHABOZ.

1979 : des travaux importants : réfection du clocher (dôme en cuivre), zinguerie, le portail d’entrée, la maçonnerie sous les cloches, reprise des joints de la façade.

13 décembre1980 – 22 mars 1981 : Restauration de l’intérieur de l’église par les habitants de Guyans-Durnes regroupés en association - L’Association d’Animation du village - ce qui correspond à 2 500 heures de travail fournies bénévolement.

14 juin 1981 : inauguration de l’église restaurée en présence de Monseigneur DALLOZ, archevêque de Besançon. Celle-ci fut suivie d’un grand repas en plein air auquel furent conviés tous les habitants du village.

 

Particularités du bâtiment :

Le clocher : le clocher-porche correspond à la tradition franc-comtoise (coiffé d’un dôme). Il doit protéger l’entrée de l’église contre les intempéries. Le porche sous le clocher s’ouvre de face et d’un seul côté.

Le côté de l’église sur la route est agréable, tout particulièrement le mur du transept percé d’un joli petit portail rectangulaire surmonté de nervures en relief ; au-dessus, un gros vitrail en forme de roue est formé de quatre lobes en croix ; au-dessus, une petite fenêtre donnant sur la charpente.

Le chœur, à chevet polygonal, est aussi large et aussi élevé que la nef ; sa calotte dessine cinq tranches en rapport avec les cinq côtés. Quatre fenêtres en croisée d’ogives y étaient ouvertes, et les deux plus proches du transept furent empierrées, certainement au moment des travaux de 1855 ; et deux grandes fenêtres trilobes de style gothique furent aménagées ; plus en hauteur, le lobe supérieur étant la réplique de la grande rose du transept. Dans le prolongement du chœur sont opposés deux appendices, l’un servant de vestibule, et l’autre de sacristie. A l'extérieur, quatre contreforts sont encore recouverts de laves comme l’ancienne toiture de l’église.

Incidents survenus à la suite de la loi de 1905 ordonnant la séparation de l’Eglise et de l’Etat

Ces incidents sont rapportés minutieusement par l’abbé RENAUD, desservant de l’époque.
L’inventaire des biens de l’église et de la sacristie était fixé au 5 mars 1906, mais le maire de l’époque refusa de le notifier au desservant , ce qui lui valut d’être révoqué de ses fonctions municipales, et l’inventaire fut reporté au 12 mars suivant. Mais ce lundi-là, le curé de la paroisse refusa d’ouvrir les portes de l’église au commissaire spécial de police venu de Besançon , et lui lut une protestation véhémente expliquant que “ce qui était dans l’église et dans la sacristie provenait en entier de la générosité des fidèles de la paroisse".
A partir de ce jour, les jeunes gens et beaucoup d’hommes montèrent la garde autour de l’église, tout en surveillant les routes aboutissant au village. De plus ils élevèrent des barricades devant les portes de l’église.
Le second commissaire de police délégué pour Guyans-Durnes se présenta le jeudi 15 mars, mais accompagné par plusieurs brigades de gendarmerie et des soldats. A leur approche, on fit sonner les cloches à toutes volées, pour appeler les habitants à la défense de leur église. Après trois sommations sans effet, le commissaire ordonna la charge sur la population : les femmes et même les jeunes filles de la commune participèrent à ce “corps à corps”, et malgré un puissant renfort des gens de La Barêche et de Saules, la troupe fut bientôt maîtresse de la place, atteignit le petit portail latéral que des soldats enfoncèrent avec des haches et autres instruments en fer qu’ils avaient avec eux. La porte réduite en miettes, une barricade intérieure débarrassée, l’inventaire put avoir lieu, suivant la Loi.


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