Grâce aux Augustins de l’abbaye de Montbenois, qui y ont acquis une grange, Chevigney apparaît dès le XIIe siècle.
Nul doute que les moines n’aient apporté leur contribution au défrichage de ce qui allait devenir un village important, puisqu’il sera constitué paroisse dès le début de XIIIè siècle.
Les moines y construisirent une église, ou prieuré, que l’on retrouve en 1141 dans une bulle du pape Innocent III.

Ce prieuré est encore dit propriété de l’abbaye en 1481 et en 1502, qui exerça le droit de patronage jusqu’en 1478. Ce fut ensuite les Belot, seigneur de Chevigney, qui prirent la relève

       
 

En fait, l’église fut reconstruite entre 1741 et 1749, avec, à la gauche du chœur, l’ancien prieuré -qui fut le noyau de l’église primitive-, et qui possède une fenêtre remarquable en ogive à 3 feuilles.(la chose la plus ancienne du village XVe).

On y a relégué un très beau tabernacle avec statuettes du Christ et d’anges adorateurs qui était autrefois le maître-autel.

Cette chapelle renferme encore de nombreuses œuvres d’art, dont une vierge de Jacobins.

 

       
   

La chaire à prêcher de style Louis XV, sculptée par les frères Poyard., possède des panneaux représentant les évangélistes,

A remarquer aussi, deux statues en bois du XVIIe, de Saint Luc et de Saint Paul et de beaux reliquaires sous les petits autels de la nef.

En effet Alexandre Belot, qui habitait au château vers 1660, aujourd’hui disparu, avait la passion des reliques, il en recueillit à force de recherche onze cent sortes.
- Plus tard, en 1729, la population de Mouthier, vient chercher en grande pompe à Chevigney, une côte de Saint Laurent, leur patron, pour laquelle ils firent une châsse en vermeil.-

La richesse en mobilier s’explique d’ailleurs en partie par les préoccupations qu’avait ce seigneur.

Tout le mobilier classé est du XVIIIè siècle (autel, reliquaires, statues, lutrin avec aigle à 2 têtes)

 

       
  La nef de l’église se termine par un chœur sans chapelles latérales.
Au maître autel, un tableau de l’école comtoise, daté de 1663, représente le couronnement de la vierge, avec cette particularité que Dieu le père y est représenté sous les mêmes traits que Dieu le Fils, contrairement à la tradition qui lui donne une figure de vieillard.
Deux autres toiles représentent :
- L’une à droite la vierge des Ermites Vierge noire d’Einsideln, en Suisse, lieu de pélérinage, présentée dans un cadre très richement sculpté (Sancta maria Einsidlensis Ora pro nobis peccatoribus),
-L’autre à gauche, la Sainte Famille.
 
         
 
     
  L’unique cloche, qui rythme nos journées, porte l’inscription « Aime dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même »
Parrainée par le Maire de l’époque, Mr Lethier, 1864, elle a été fondue à Morteau (François Humbert )
Sur le clocher sont sculptées les armes : d’Azur à trois losanges d’or posées 2 et 1 au chef crénelé à trois pendants.
Autrefois, il y avait sous le clocher une dalle armoirée de cinq écussons qui fut remplacée par une dalle en ciment.
En 1906, l’Abbé Henriet fut le dernier curé résidant ; après lui, la paroisse releva de Vercel, puis du Valdahon à partir de 1944.
Les Saints patrons de Chevigney sont saint Pierre et saint Paul fêtés fin juin début juillet.
   

 

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